Tenir un journal de bord de crise peut sembler une procédure superflue dans l’urgence de l’événement... certes !
Néanmoins, c’est ce document complet et analytique qui permettra, au sortir de la phase chronique de la crise, d’en évaluer les dysfonctionnements éventuels, de mettre en place les mesures correctives, et surtout aussi de valoriser les bonnes initiatives de l’équipe. Ce document est absolument fondamental.
Le journal de bord est :
Voici un exemple de sommaire analytique de journal de bord.
Sont recensés dans cette première partie :
Les procédures internes, et autres fiches réflexes
La composition cellule de crise et prérogatives de chacun
La liste des porte-parole et champs d’expertises : techniques ou par destinataires,
Les listes des téléphones utiles : élus, institutionnels, alliés, riverains...
Le fichier Presse
Les plans d’accès aux batiments
La main courante de la crise : recensement chronolique de tous les événements même les plus insignifiants...
Sont listés ici tous les éléments destinés à l’externe :
Les questions - réponses,
Les communiqués de presse : non validés versions successives, puis validés et non diffusés, puis validés et diffusés...
Les positions d’entreprises,
Tous textes et articles emis sur Internet, Blog...
Tout document ayant pour vocation de sortir de l’entreprise : courriers, fax... quels que soient les destinataires.
Tous les documents destinés aux salariés : quels que soient les sites de l’entreprise,
Les questions - réponses avec les versions successives,
Les documents publiés sur intranet, les supports aux points de situation oraux,
Les affichettes éventuelles posées aux machines à café et autres points d’accueil, entrées, cafétéria...
Tous les documents de fond permettant de rédiger ceux listés ci dessus.
Les éléments constitutifs des argumentaires par exemple,
Les données scientifiques et techniques,
Les passifs des autres crises...
Sont recensés dans cette partie tous les éléments émis par d’autres institutions : les alliés, les concurrents, les officiels, la presse, les syndicats.
Il s’agit de tout récupérer et par la suite de faire un état des lieux des écarts entre les messages émis par ceux qui gèrent la crise et les messages retransmis par ceux ui en ont été les destinataires. Certains écarts seront des erreurs, d’autres plus orientés, plus volontaires. Il est alors important de valider la réalité des alliés, ou pas !
Un tel journal de bord peut sembler lourd mais devient une mine d’or lors de la survenue de crise similaires et successives. Il permet un gain de temps conséquent à terme, et surtout une amélioration des procédures.