Sortir de la crise et redémarrer en mode dégradé comme disent les informaticiens... et pour cela ils agissent afin de redémarrer en mode sans échec...
Vous n’êtes plus au JT... vous ne faites plus la une des journaux régionaux. Le réflexe commun et légitime consiste alors à retourner vite fait à votre quotidien en rangeant la salle de crise, et en rattrapant le retard accumulé pendant ces quelques jours ou semaines... oui mais voilà, cela ne suffit pas ! Les salariés sont parfois en état de choc, les clients désertent, les actionnaires questionnent... Ci-dessous, quelques conseils opérationnels pour tirer parti de cet événement qui nous a bousculés.
Revenir sur la bible de la crise et identifier avec recul et le plus d’objectivité possible :
Les éléments annonciateurs de la crise... qui ont été négligés
Le ou les éléments déclencheurs
Les facteurs amplificateurs
Les signes de retour au calme
Dans un second temps, analyser les procédures qui ont fait défaut, celles qui ont été adaptées.
Il vous faut mettre en place un PARC©, Plan d’Action de Reconquête des Cibles. Sous cet acronyme se cache en fait un plan d’actions de communication visant à rassurer les uns et les autres sur : les actions conduites pendant les événements, la situation après les événements et l’avenir...
Communiquez selon vos sites, selon l’ampleur des événements, selon vos usages... mais ne négligez aucun moyen. Il ne s’agit pas de faire des grands discours et des grands cocktails... parmi les idées suivantes certaines vous seront certainement utiles :
réunions avec les managers,
réunions avec les salariés,
courriers aux actionnaires,
lettres aux élus,
conférences dans les écoles et collèges,
affichettes dans les magasins,
lettre dans le journal local,
publicité dans le journal régional,
journée porte ouverte,
conférence de presse restreinte, point presse récurrent...
Si certaines personnes ont été sous stress... ce sont les membres de la cellule de crise. Pensez à remercier du travail accompli... il y a eu des mots ? c’est normal dans la tension, dédramatisez les échanges de ces moments là en essayant de les mettre sur le compte de la tension afin de reconstruire. Mettez en valeur les initiatives prises... faites le non seulement au sein de la cellule de crise elle-même, mais faites le aussi au sein de l’entreprise. Dites vous que les autres salariés ne savent pas ce qui a été fait comme travail considérable entre les quatre murs de votre salle de réunion... si ces données ne sont pas confidentielles, et il y a toujours une partie de rand public... dites les, racontez cette histoire peu commune !
En cellule de crise, comme lors de tous les événements forts, il se passe un phénomène psychologique appelé Inclusion. Les participants se sentent soudés dans l’adversité ou l’ambiance. Il faut faciliter le phénomène inverse qui s’appelle lui Déclusion. La déclusion est le fait de quitter ce cocon temporaire pour retourner dans un quotidien peut être moins attrayant, apparemment ! Concrètement comment faire ? tout simplement matérialiser la sortie de crise : inviter vos participants à prendre un verre dehors... et vous verrez, ils prendront alors ce verre et auront envie de rentrer chez eux... ils parleront de la crise avec humour et regrets... oui mais ils en parleront au passé !
Il faut revenir au travail... c’est à dire chiffrer le temps perdu ou les retards pris du fait de la crise, et fixer de nouveaux objectifs pour relancer la motivation des salariés. Facile à dire ! Certes mais pas évident, surtout si des actionnaires ambitieux, ayant vécu la crise de loin, n’en mesurent pas l’impact immédiat et maintiennent les objectifs opérationnels initiaux...