L’IMPACT PSYCHOLOGIQUE DE LA CRISE ET LA PRISE DE DECISION
Avoir pensé les structures nécessaires à une gestion de crise raisonnable et avoir désigné et formé les acteurs susceptibles d’intervenir selon les cas de figure n’est pas synonyme de réussite dans la gestion de la crise.
Nos processus négligent régulièrement l’impact psychologique de la crise sur les acteurs désignés. Sommes nous certains qu’ils seront à même de remplir leur mission avec efficacité, de prendre les bonnes décisions ?
Lors des évènements de Septembre 2001, personne n’était en état de prendre des décisions. Aucune des personnes évacuées n’était psychologiquement apte à quoi que ce soit. En dehors bien entendu des autorités Police et Pompier. Le résultat a été une dispersion des personnes évacuées, et une incapacité pendant plusieurs heures à déterminer le nombre et l’identité des personnes ensevelies dans les ruines !
De manière plus anecdotique, lorsqu’une PME repose sur un unique dirigeant charismatique, souvent le fondateur/propriétaire, sa disparition brutale créé un choc et le seul point sur lequel les cadres et employés sont d’accord, c’est : qu’allons-nous devenir ? Mais personne ne prend les choses en main tout de suite.
Autrement dit, l’impact psychologique d’une crise allonge considérablement les délais de réaction. Si dans laplus part des cas, cela ne prête que peu à conséquences, de temps en temps cela peut se révéler dramatique.
Problème : comment former les acteurs de la gestion de crise pour qu’ils soient moins sensibles à l’impact psychologique d’une crise ? Est-ce possible ? Faut-il penser des mesures d’accompagnement par des agents extérieurs comme des coachs ? Faut-il envisager d’externaliser pour partie la gestion de crise en elle-même ? Faut-il (au delà de l’aspect économique et financier) répartir ses employés cadres et dirigeants sur différents immeubles ?
Il convient peut-être de se pencher plus avant sur les apports du Coaching qui, par définition, agit sur le plan psychologique, mental, intellectuel, personnel et relationnel, pour les groupes comme pour les individus. Sur ce thème, le site de Nelly Sayagh, www.thecoachfrance.com, détaille comment le coaching peut intervenir, avant, pendant et après la crise, sans empiéter sur le domaine du conseil mais en le complétant utilement. C’est la démarche la plus aboutie que j’ai trouvée.