En période de crise, et lorsque l’entreprise ne dispose pas de l’intégralité de ses ressources, il devient courant de travailler en "mode dégradé".
Mais que faut-il entendre par mode dégradé ?
2 théories s’opposent :
La première consiste à dire que le mode dégradé revient à faire ce que l’on peut avec les moyens disponibles, sans renoncer à une quelconque activité de l’entreprise.
La seconde consiste à réduire l’activité de l’entreprise à ses seules fonctions vitales. On abandonne les activités les moins sensibles pour concentrer la force de travail sur ce qui est réellement important.
La première solution ne nécessite pas de lourdes études ou modifications au sein de l’entreprise. On pourrait la traduire par : chacun fait son travail "as usual", et on voit simplement les résultats en fonction de l’indisponibilité des ressources, humaines comme techniques.
La seconde suppose d’avoir analysé en détail son activité afin de déterminer les processus les moins vitaux, ceux qui pourraient être abandonnés quelques heures, voire quelques jours, sans impact notable pour l’entreprise. Avec une difficulté insoupçonnée : expliquer à certains managers que, en cas de crise, leur activité n’est pas essentielle à la survie de l’entreprise et peut donc être arrêtée. Cela revient à les violer psychologiquement, leur raison d’être étant aussi de défendre l’utilité de leur activité au quotidien.
Donc, selon la nature de "mode dégradé" à laquelle on aspire, les moyens à mettre en oeuvre sont différents.